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Carnet de Fabre

15 janvier 2015

Présentation du Carnet de Fabre, daté de l’année 1857 que nous aimerions faire connaître.

Les Carnets d’observation de Fabre que celui-ci portait dans une poche de sa veste, lui servaient à rapporter sur le champ ses minutieuses observations faites au cours de ses prospections innombrables, dans la nature et sur les lieux d’expérimentation.

La substance première des Souvenirs entomologiques est contenue dans ces Carnets, un chaque année que le naturaliste achetait à Avignon où il habitait alors avec sa famille. Mais à la différence des Carnets, les Souvenirs sont des écrits rédigés, c’est une œuvre à la fois littéraire et scientifique.

Dans les Carnets, tel celui de l’année 1857 et que nous présentons, nous est révélé autre chose, quelque chose d’essentiel : la démarche, la méthodologie propre à ce savant. Les Carnets nous permettent de comprendre la façon selon laquelle l’auteur procédait, accumulant les données au fil du temps, ce qui lui permettait ensuite, parfois bien des années plus tard, de réaliser une synthèse concernant les mœurs des insectes, le déroulement des cycles de la vie. Car plus que pour toute étude, les résultats en éthologie ne peuvent être obtenus, donner lieu à des conclusions, qu’après de nombreuses années d’observation et de réflexion, et pour arriver à ce résultat, il fallait toujours expérimenter. Non seulement il s’agissait d’observer la vie, par exemple le rythme des pontes, leur nature, mais aussi d’étudier des substances, des structures organiques, il fallait procéder à des réactions chimiques, à de minutieuses dissections.

Le règne végétal faisait l’objet de la même démarche. Les Carnets, ils nous permettent aussi de nous rapprocher au plus près du naturaliste, de faire connaissance avec certaines de ses relations scientifiques ou amicales, et même de savoir les espèces dont Fabre privilégiait la présence en les cultivant dans son jardin.

Et cette même année-là en 1857, deux ans après que l’Académie des Sciences lui ait décerné le prix Montyon de physiophologie expérimentale, Fabre publiait sa si belle étude intitulée « Mémoire sur l’hypermétamorphose et les mœurs des Méloïdes ». Ce fut une période particulièrement féconde. La vie était devant lui, la voie déjà alors engagée et qui devait aboutir à cette somme considérable que constituent les Souvenirs, mais aussi un très grand nombre d’écrits, tels les manuels pédagogiques qui ont permis à plusieurs générations d’acquérir des connaissances en de nombreux domaines et en particulier, de comprendre de multiples interactions entre les êtres vivants.

Voici donc ce que l’on peut dire en résumé pour ce carnet d’observations, au sujet de ce livre que nous souhaiterions faire connaître pour une meilleure compréhension de l’œuvre exemplaire et considérable de Fabre, dont le centenaire de sa mort est inscrit aujourd’hui dans le cadre des commémorations nationales.

Yves Delange

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